Srebrenica, Ex-Yougoslavie, Juillet 1995
La ville est occupée par les Serbes bosniaques, on se sent comme étouffer ici...Aucun échappatoire n'est possible.
Pourtant, on ne devrait pas rester ici.
Avec mes petits yeux d'enfant, j'ai vu déjà des choses horribles mais je ne pensais pas qu'un jour, j'en deviendrai le témoin.
Des chars assoment la ville sous leur poids, les accords de la Convention de Genève ont été violés.
Des femmes sont séparées de leur mari, ils ne subiront pas le même sort. mes parents en font partis.
Les forces armées parquent les hommes dans des blocs de béton, avant de les rafler en autobus non loin d'ici pour leur descente aux enfers.
Les femmes sont condamnées à l'exil, elles gardent donc la vie mais c'est comme si leur âme était déjà morte, car séparées de leur famille, de leur terre natale, l'espoir est vain.
Les hommes, la peur au ventre avancent en file indienne. L'un d'eux regarde ses frères tomber l'un après l'autre sous le poids des balles et préfère fermer les yeux sur cette réalité et attendre son tour en silence. Leur visage sont pâles et sans vie. Les cadavres s'entassent les uns sur les autres, comme des tas de viande avariée, laissée là pour les corbeaux.
Pour chaque homme tué, un soldat est rémunéré comme si cela pouvait être considéré comme du beau travail.
Aujourd'hui, 13 ans après le massacre, des familles sont complétement anéanties, et n'ont la preuve que depuis peu sous les yeux, du sort qui a été réservé aux membres masculins de leur famille...Identification parmi des lambeaux de chairs encore en pleine décomposition sur les ossements, mise en bière et exhumations, larmes de souffrance et de rage sur des terres détruites par le passé.
Et des anciens soldats meurtriers sont encore en liberté.
La ville est occupée par les Serbes bosniaques, on se sent comme étouffer ici...Aucun échappatoire n'est possible.
Pourtant, on ne devrait pas rester ici.
Avec mes petits yeux d'enfant, j'ai vu déjà des choses horribles mais je ne pensais pas qu'un jour, j'en deviendrai le témoin.
Des chars assoment la ville sous leur poids, les accords de la Convention de Genève ont été violés.
Des femmes sont séparées de leur mari, ils ne subiront pas le même sort. mes parents en font partis.
Les forces armées parquent les hommes dans des blocs de béton, avant de les rafler en autobus non loin d'ici pour leur descente aux enfers.
Les femmes sont condamnées à l'exil, elles gardent donc la vie mais c'est comme si leur âme était déjà morte, car séparées de leur famille, de leur terre natale, l'espoir est vain.
Les hommes, la peur au ventre avancent en file indienne. L'un d'eux regarde ses frères tomber l'un après l'autre sous le poids des balles et préfère fermer les yeux sur cette réalité et attendre son tour en silence. Leur visage sont pâles et sans vie. Les cadavres s'entassent les uns sur les autres, comme des tas de viande avariée, laissée là pour les corbeaux.
Pour chaque homme tué, un soldat est rémunéré comme si cela pouvait être considéré comme du beau travail.
Aujourd'hui, 13 ans après le massacre, des familles sont complétement anéanties, et n'ont la preuve que depuis peu sous les yeux, du sort qui a été réservé aux membres masculins de leur famille...Identification parmi des lambeaux de chairs encore en pleine décomposition sur les ossements, mise en bière et exhumations, larmes de souffrance et de rage sur des terres détruites par le passé.
Et des anciens soldats meurtriers sont encore en liberté.
